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NOTRE HISTOIRE

L’association Désacorpsdé existe depuis 2017. Mais avant de devenir l’association telle que vous la connaissez aujourd’hui, elle a parcouru bien du chemin. Elle a évolué, grandi et continue encore aujourd’hui d’écrire son histoire.

Laissez-nous vous la raconter.

Les débuts : un skatepark, une idée, un festival

Début 2017, dans la petite ville de Mens, et plus particulièrement dans son collège, un groupe de jeunes se réunit. Pleins d’énergie, d’idées et de motivation, ils ont un rêve : construire un skatepark DIY près de chez eux.

Bien loin d’eux l’idée de se contenter de rêver. Ils décident de trouver un moyen de concrétiser ce projet.

C’est avec l’aide d’Éloi, animateur de l’accueil de loisirs de la communauté de communes Mixage, qu’ils fondent ensemble une junior association : Triève’Street, afin de récolter des fonds pour le skatepark.

Comment comptent-ils faire, me direz-vous ?

En organisant un festival à l’image de leurs ambitions, qu’ils nomment Festi’Street.

Cette première édition — parce que oui, il y en aura beaucoup d’autres — s’organise en seulement quelques mois. L’été arrive vite et il faut tout préparer ! Cette première édition se déroule très bien. Il y a quelques centaines de personnes, beaucoup de proches, et surtout une ambiance qui donne envie de recommencer.

Je ne sais pas si vous l’avez compris, mais ce groupe de jeunes, avec ses ambitions, vient de créer une dynamique importante sur le territoire. Une volonté. Un engagement.

Ramener la culture urbaine et ses pratiques en milieu rural. Pourquoi la ville et pas chez eux ? Ici, au milieu du Trièves ?

L’aventure Festi’Street

Pour la deuxième édition et les suivantes, nombreuses sont les personnes qui rejoignent l’aventure, en tant que bénévoles ou membres du conseil d’administration.

Peu à peu, l’idée du skatepark DIY s’efface pour laisser la place à cet engouement qu’est devenu Festi’Street.

Dès la deuxième édition, l’équipe s’y prend un an à l’avance. Un pas après l’autre, le festival se développe, trouve sa place et devient chaque année un événement plus ambitieux que le précédent.

Et le public est plus qu’au rendez-vous. Avec lui grandissent aussi nos jeunes.

De collégiens, ils deviennent lycéens, puis jeunes adultes. Leurs valeurs, déjà fortes, grandissent avec eux.

Ce n’est plus seulement une histoire de promotion des cultures urbaines. C’est aussi l’envie de donner à d’autres jeunes la possibilité de vivre la même aventure : construire leur propre projet.

Parce que rêver, oui, mais pas que.

Aller au-delà de l’idée abstraite et fugace. S’y accrocher, la façonner, la construire et finir par la rendre réelle.

Quoi qu’en dise votre âge, vous êtes capables de mettre en place des projets.

La naissance de Désacorpsdé

C’est ainsi qu’en 2019, la junior association devient une association loi 1901 et prend le nom de Désacorpsdé.

Cette nouvelle dynamique vise à mettre en avant la capacité des jeunes à organiser des événements, porter des projets et accompagner d’autres personnes dans cette démarche.

Je vous rassure : le côté culture urbaine n’a jamais disparu.

Il a simplement évolué, rencontré d’autres disciplines et nourri de nouvelles envies.

De nouveaux projets voient le jour

À partir de là, les idées se multiplient.

En 2022, Festi’Street devient le grand frère d’un autre festival : Sous les Étoiles.

Dans la Drôme cette fois-ci, ce projet prend la forme d’une journée de déambulation où cirque, danse et magie se croisent, s’entrecroisent et parfois se rencontrent.

En parallèle, la compagnie Désacorpsdé se professionnalise en 2021.

Avec les chorégraphes Coline Robert, Pierrot Leras et deux autres danseur·euse·s, un premier spectacle voit le jour en 2023 : En devenir fou !

(Si je voulais vous spoiler un peu la suite, je vous dirais que d’autres spectacles ont également vu le jour : Pulpit en 2025, un duo flamboyant qui nous interroge sur la peau, le contact et l’intimité. Puis Paysans, créé la même année, qui poursuit ce lien fort entre ruralité, monde agricole, danse et cultures urbaines. Mais cela serait sauter trop d’étapes.)

Alors revenons à notre histoire.

Le documentaire Jeunes

Là aussi, la fougue et l’imagination de ces jeunes frappent fort.

Et cette fois-ci, ce n’est ni un festival, ni un spectacle qui naît, mais un documentaire.

Jeunes, réalisé par Lila Robert en 2023, retrace la mise en œuvre et l’aboutissement de plusieurs projets portés par des jeunes. Pour cela, nous entrons dans les coulisses du Festi’Street, de la création de En devenir fou ! et du premier EP de Deuzenne, jeune rappeur du territoire.

Qui réussira ? Comment ? Par quels moyens ?

C’est à vous de le découvrir.

Les défis

Je ne pense pas avoir besoin de vous le dire : tout cela est beau, enthousiasmant et parfois impressionnant, mais ce n’est pas toujours facile.

Le Festi’Street, par exemple, est aujourd’hui un festival bien ancré sur son territoire grâce à ses nombreuses éditions.

Mais quatre jours de festivités représentent aussi une organisation conséquente et parfois lourde à porter pour les organisateur·rice·s. En 2025, lors de sa 8ème édition, l’association annonce même un possible au revoir au public, sans être certaine de pouvoir revenir l’année suivante.

Finalement, après de nombreuses discussions, un compromis est trouvé. Festi’Street #9 aura bien lieu. 

Sur trois jours cette fois-ci.

Et aujourd’hui ?

L’été 2026 s’annonce particulièrement intense.

En plus de cette 9ème édition du festival, la compagnie présentera Pulpit au Festival Off d’Avignon.

Pendant tout le mois de juillet (sauf les lundis, il faut bien leur laisser le temps de respirer un peu !), vous pourrez retrouver le spectacle au Théâtre Golovine.

Vous l’avez compris : l’association Désacorpsdé et ses membres n’ont pas fini de nous surprendre avec toujours plus de projets et d’idées. Qui sait ce qu’ils nous réservent pour la suite ?

Quelques chiffres

À l’époque

  • 4 à 5 jeunes de 13 à 16 ans

  • Environ 200 personnes au Festi’Street #1

Aujourd’hui

  • 27 jeunes de 13 à 25 ans (et Stéphanie, notre fidèle trésorière)

  • Près de 1 500 festivaliers sur l’ensemble du festival

  • Un budget associatif de 45 850 €

Et nous ne parlons même pas de l’engagement bénévole, des heures de réunions, des montages, des démontages et de l’implication quotidienne des membres du conseil d’administration.

Quel travail !

Voilà ce qu’est Désacorpsdé :

Des jeunes motivés. Des responsabilités portées haut la main. Des événements toujours plus nombreux, ambitieux et passionnants.

Mais rien de tout cela n’aurait été possible sans un public toujours présent et toujours plus nombreux.

Alors simplement :

Merci.

Et rendez-vous au prochain événement Désacorpsdé.

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